Een nieuw Franstalig boek: Issouf. Un aller simple pour la France

op 27 maart 2021 door

Onlangs kreeg ik een nieuw Franstalig boek toegestuurd dat ik mocht recenseren. Voor diegenen die graag Franse literatuur lezen, volgt hier een bespreking. (Er is geen Nederlandse vertaling.) 

Zie onderaan voor de Franse versie

Een ontroerend en interessant verhaal vanuit het perspectief van een vluchteling met een enkel biljet Frankrijk

Issouf Ag Aguidid is een jonge Malinese Toeareg die in 2015 naar Frankrijk vlucht. Door zijn politiek engagement voor onafhankelijkheid moet hij de oorlog in Mali ontvluchten naar Parijs waar familie die daar al woont hem opvangt. In 2017 ontmoet hij journaliste Estelle Lenartowicz, zelf dochter van immigranten, tijdens een schrijfworkshop in de kantoren van Éditions Iconoclaste en georganiseerd door de THOT-school (zie hieronder voor meer info). In Lenartowicz' eigen woorden, verwisselen ze hun pennen zodat Issouf zijn verhaal kan vertellen.

Zijn verhaal gaat over zijn jeugd in de stad Ménaka in het noorden van Mali, het Sahelgebied van de trotse Toeareg gemeenschap (de in blauw gedrapeerde mannen), wat zijn hart verwarmt, zijn verhuis naar de hoofdstad Bamako om te studeren en bij een van zijn ooms te wonen, en later nog zijn vlucht naar Parijs, omdat hij de ellende en bedreigingen ziet die zijn vrienden en uitgebreide familie het hoofd moeten bieden en zelf niet meer veilig is. Hij legt uit onder welke levensomstandigheden hij de verschillende fasen van zijn jonge leven heeft meegemaakt.

Issouf vertelt in dit boek over zijn eigen cultuur en tradities, maar ook over de chaos, de oorlog en de aanslagen die zijn land hebben geteisterd - en waarover hier in Vlaanderen eigenlijk zo weinig bekend is – en over zijn strijd om asiel te krijgen in Frankrijk, alle bureaucratie die dat met zich meebrengt en hoe 'fort Europa' wordt gezien door de ogen van nieuwe vluchtelingen na een weg te hebben afgelegd die zo lang en zwaar is dat we ons er nauwelijks een voorstelling van kunnen maken.

"Le turban doit recouvrir tout le visage, comme le veut la tradition. Il sert de protection contre le soleil mais incarne aussi notre philosophie de vie. Pour rester centré sur soi-même sans se laisser distraire par les bruits alentour, il faut recouvrir les oreilles. Pour ne parler que lorsque c'est nécessaire, se recouvrir la bouche. Et pour preserver l'humilité et sens du devoir, masquer son front."

"Ils me font aussi visiter la grotte de Saint-Michel. Et surtout la grotte Chauvet, dont les peintures rupestres sont vieilles de plus de quinze mille ans. En les voyant, je pense tout de suite aux peintures que l'on trouve un peu partout dans le Sahara. Leur existence prouve que l'homme touareg a lui aussi des racines très anciennes. Lui aussi a peint pour raconter son histoire. Lui aussi a dessiné pour dire : 'Nous sommes passés par là.' "

Gelukkig heeft hij ook familie in Parijs die hem onderdak biedt en leert hij verschillende Fransen kennen die hem zonder enige twijfel steunen. Hij maakt ook kennis met de THOT-school, die sinds 2016 cursussen Frans organiseert voor asielzoekers en vluchtelingen en die een kader biedt voor deze groep mensen, voornamelijk op basis van vrijwilligerswerk. De school en haar leerlingen zijn echt een "adoptiefamilie" voor hem geworden.

De getuigenissen van de vluchtelingen in Europa zijn al talrijk. Waarom het verhaal van Issouf de moeite van het lezen waard is, is dat het niet alleen de obstakels belicht waarmee hij wordt geconfronteerd, maar ook de solidariteit van andere vluchtelingen en gewone Fransen die weten wat hij in zijn jonge leven al heeft moeten doorstaan. Hij is inderdaad een millenial die geen blad voor de mond neemt en tegelijkertijd trots is op zijn afkomst. Hij heeft een sterke politieke overtuiging en een talent voor woorden. Hij getuigt vol weemoed over het land dat hij moest verlaten om zijn leven te redden. Dit korte boek is vlot te lezen, maar is moeilijk te verdragen voor mensen met een humanistisch standpunt en voor wie opkomt voor rechtvaardigheid. Waarom heeft de EU zo'n slecht aangepast beleid om het leven van nieuwkomers te faciliteren? Wat missen onze Europese politieke leiders om een echte eerlijke gemeenschappelijke asielprocedure op te stellen?

"Dès l'instant où nous posons le pied sur le sol français, le combat de la demande d'asile entre en nous, s'accroche fermement et ne nous quitte plus. Pendant des mois, il nous poursuit partout, jusque dans nos rêves. Il est en nous lorsqu'on lit les informations, lorsqu'on se promène dans la rue ou que l'on rit à une bonne blague racontée par un copain. Sa présence est une ombre à laquelle est suspendu notre avenir."

Met dank aan Babelio en Editions Iconoclaste voor de kans om dit boek te lezen dat nog maar net in februari 2021 uitkwam.

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Une histoire émouvante et intéressante du point de vue d’un réfugié

Issouf Ag Aguidid est un jeune Touareg malien qui arrive en France en 2015. Son engagement politique indépendantiste fait qu’il doit s’enfuir de la guerre malienne vers Paris chez de la famille qui habite déjà là-bas. En 2017, il rencontre la journaliste Estelle Lenartowicz, elle-même fille d’immigrées, dans un atelier d’écriture qui a lieu aux locaux des Éditions Iconoclaste et organisé par l’école THOT (voir en bas pour plus d’infos). Dans les propres mots de Lenartowicz, « ils se sont entremêlés la plume pour qu’Issouf puisse raconter son histoire ».

Son histoire traite de son enfance dans la ville Ménaka dans le nord du Mali, la région du Sahel de la communauté fière des Touaregs (les hommes drapés en bleu), qui lui fait chaud au cœur, son déménagement vers le capital Bamako pour aller étudier et vivre chez un de ses oncles, et encore plus tard sa fuite vers Paris, parce qu’il voit la misère et les menaces auxquelles ses amis et sa famille étendue autour de lui doivent faire face à cause de la guerre, et qu’il n’est plus sûre de sa vie lui-même. Il explique quelles conditions de vie il a dû confronter dans les différentes étapes de sa jeune vie.

Dans ce livre, Issouf ouvre la fenêtre vers sa propre culture et ses traditions, mais aussi vers le chaos, la guerre et les attentats qui ont ravagé son pays – et dont on sait si peu ici en Flandre en fait - et sa lutte pour obtenir l’asile en France, toute la bureaucratie que cela provoque et comment la "forteresse Europe" est vu par les yeux de ceux qui arrivent ici après avoir parcouru un chemin si long et lourd que nous le pouvons à peine nous imaginer.

"Le turban doit recouvrir tout le visage, comme le veut la tradition. Il sert de protection contre le soleil mais incarne aussi notre philosophie de vie. Pour rester centré sur soi-même sans se laisser distraire par les bruits alentour, il faut recouvrir les oreilles. Pour ne parler que lorsque c'est nécessaire, se recouvrir la bouche. Et pour preserver l'humilité et sens du devoir, masquer son front."

"Ils me font aussi visiter la grotte de Saint-Michel. Et surtout la grotte Chauvet, dont les peintures rupestres sont vieilles de plus de quinze mille ans. En les voyant, je pense tout de suite aux peintures que l'on trouve un peu partout dans le Sahara. Leur existence prouve que l'homme touareg a lui aussi des racines très anciennes. Lui aussi a peint pour raconter son histoire. Lui aussi a dessiné pour dire : 'Nous sommes passés par là.' "

À Paris, il a heureusement aussi de la famille qui lui donne un refuge et il fait connaître plusieurs personnes françaises qui lui soutiennent sans aucun doute. Il fait aussi la connaissance avec l’école THOT, qui organise depuis 2016 des cours de français pour des demandeurs d’asile et de réfugiés et qui offre tout un cadre pour ce groupe surtout sur base du volontariat. L’école et ses étudiants forment pour lui vraiment une « famille adoptive ».

Les témoignages des réfugiés en Europe sont déjà beaucoup. Ce qui fait le récit d’Issouf vraiment la peine de lire, c’est qu’il ne met en lumière pas seulement les obstacles qu’il rencontre, mais aussi la solidarité des autres réfugiés et des Français ordinaires qui savent ce qu’il a dû supporter déjà pendant sa jeune vie. En effet, il est un millénial qui ne mâche pas ses mots et est en même temps fière de son origine. Il a une forte conviction politique et un talent pour les mots. Son témoignage est lardé de la mélancolie vers le pays qu’Issouf a dû quitter pour sauver sa vie. Ce court livre peut se lire aisément mais est difficile à tolérer pour des personnes avec un point de vue humaniste et dont le cœur bat pour la justice. Pourquoi est-ce que l’UE a une politique si mal adaptée pour faciliter la vie des nouveaux arrivants ? Que ’est ce que nos leaders politiques européens manquent pour rédiger une vraie et juste procédure d’asile commune ?

"Dès l'instant où nous posons le pied sur le sol français, le combat de la demande d'asile entre en nous, s'accroche fermement et ne nous quitte plus. Pendant des mois, il nous poursuit partout, jusque dans nos rêves. Il est en nous lorsqu'on lit les informations, lorsqu'on se promène dans la rue ou que l'on rit à une bonne blague racontée par un copain. Sa présence est une ombre à laquelle est suspendu notre avenir."

Merci à Babelio et aux Éditions Iconoclaste pour avoir pu lire ce livre.



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