Deze recensie is gebaseerd op de Franse editie van dit boek.

Op het eiland Sulawesi hebben de Toraja, een inheemse gemeenschap, de gewoonte hun dode kinderen te begraven in de stam van een bepaalde boom, waarvan de schors dan geleidelijk aan dichtgroeit. De boom groeit en laat de ziel naar de hemel stijgen.

Citaat: "L’existence de ce peuple est obsessionnellement rythmée par la mort."

In dit boek is de verteller de hoofdpersoon, het verhaal is geschreven uit een ik-perspectief. De verteller is een filmregisseur die een reis naar Indonesië heeft gemaakt nadat hij zijn beste vriend en de producent van zijn films, Eugène, heeft verloren. Maar de auteur en de verteller overlappen elkaar wel, want Claudel verloor zelf zijn vriend, de baas bij zijn uitgeverij Editions Stock, Jean-Marc Roberts, zo'n 2 jaar voordat hij deze roman schreef (2016).

De rode draad van deze roman is de dood. Het verslag van de reis van de verteller naar Indonesië is in feite slechts een korte proloog.

Het eerste deel maakt het moeilijk om echt in dit boek te komen en het taalgebruik is niet gemakkelijk. Dit boek is dan ook eerst en vooral een filosofisch werk waarin Claudel nadenkt over de dood, het verlies van zijn vriend, en de dood in het algemeen. Het gaat over welke vorm het leven aanneemt in het aanschijn van de nakende dood. De tekst blijft een beetje afstandelijk totdat we op een punt komen waar het privé-leven van de filmregisseur meer in het verhaal binnenkomt.
Claudel schrijft dit boek in zijn herkenbare stijl: minutieus, met overleg en eloquent (welsprekend).

De verteller is in een periode van rouw beland en moet eerst deze weg afleggen voordat hij zijn leven kan herstellen en hervatten, nadat hij Eugène op zijn laatste reis heeft moeten vergezellen. Als palliatieve buddy begeleidde hij zijn vriend en in dit boek deelt hij vele herinneringen en anekdotes die hij samen met hem beleefde, bijv. hoe zij samen de Tsjechische schrijver Milan Kundera, die vele jaren in Frankrijk woonde, ontmoetten ter gelegenheid van een niet-reglementair uitje buiten het ziekenhuis waar Eugène aan het eind van zijn leven verbleef. Hoewel het boek erg zwart is, wordt gelukkig ook de kracht van vriendschap en liefde als tegengif uitgediept.

Toch moet het leven van de verteller doorgaan, en het verhaal volgt en verweeft dan de evolutie van de ziekte van zijn vriend met de creatie en de voltooiing van zijn laatste film, en zijn ontmoeting met een vrouw die jonger is dan hijzelf. Tegen het einde van het boek is het erg symbolisch hoe zijn leven dan verdergaat, hoewel ik dit misschien niet heel geloofwaardig vond.

De thema's dood, verlies, rouw, herinneringen en het leven staan centraal in dit boek maar ook in verschillende andere boeken van Claudel. Deze thema's zijn bijv. ook duidelijk aanwezig in zijn debuut "Rivier van vergetelheid" (Meuse l'oubli).

Citaat: "Comment vas-tu?" "Comment-va-t-elle?" [...] "Je me disais qu'il était cocasses d'employer un verbe qui indique le mouvement pour caractériser un état mental ou physique. Nous nous percevons comme des êtres mobiles. Notre mouvement garantit notre bonheur. Si plus rien ne bouge, n'avance, si tout s'arrête, s'immobilise, la possibilité du bonheur meurt et nous avec : ça ne va plus. Nulle part."

Een mooie bedenking over de Franse taal trouwens!


Tekst in het Frans:

Sur l'île de Sulawesi, les Toraja, une communauté indigène, ont l'habitude d'enterrer leurs enfants morts dans le tronc d'un arbre particulier, qui peu à peu se referme. L'arbre grandit et laisse monter l’âme vers le ciel. Citation : "L’existence de ce peuple est obsessionnellement rythmée par la mort."

Dans ce livre, le narrateur, est le personnage principal, c'est son point de vue qui fait le récit. Le narrateur est un réalisateur de cinéma, qui fait un voyage en Indonésie après avoir perdu son meilleur ami et le producteur de ses films, Eugène. Mais l'auteur et le narrateur sont légèrement à confondre, car Claudel a lui-même perdu son ami, aussi l'époque patron chez Edition Stock, Jean-Marc Roberts, environ 2 ans avant qu'il écrivait ce roman (2016).

Un mot suffit pour dessiner l'axe central de ce roman : la mort. Le rapport du voyage en Indonésie du narrateur est en fait seulement un court prologue.

La première partie le rend difficile de s'habituer à ce livre et le langage n'est pas facile. Au premier plan, Claudel a écrit ici un oeuvre philosophique dans lequel il réfléchit profondément sur la mort, et la perte de son ami, et la mort en général, à travers le livre complet. Il s'agit de la vie face à la mort. Le texte reste quand même un peu à distance jusqu'à ce qu'on arrive à la point que la vie privée du réalisateur de cinéma glisse plus dans l'histoire. Claudel écrit de nouveau ce roman dans son style caractéristique, minutieux et consciencieux, très éloquent comment on le connait.

Le narrateur est arrivé dans une période de deuil et doit parcourir ce chemin d'abord avant qu'il puisse restaurer et reprendre sa vie, après avoir du accompagner Eugène dans son dernier voyage. Il a servi comme " buddy palliatif " pour son ami et dans les pages, il partage ses mémoires et plusieurs anecdotes sur sa vie avec lui, par ex. comment ils se sont rencontrés ensemble l'écrivain tchèque Milan Kundera, qui a habité en France pour beaucoup d'années, à l'occasion d'une sortie non-réglementaire hors de l'hôpital où Eugène s'est résidé à la fin de sa vie. Bien que le livre est très noir, la force de l'amitié et de l'amour est heureusement aussi approfondie comme antidote.

Quand même, la vie du narrateur doit continuer et le récit suit et entremêle alors l'évolution de la maladie de son ami, la création et finalisation de son dernier film, et sa rencontre avec une femme plus jeune que lui. Vers la fin du livre, il est très symbolique quelle direction la vie du narrateur prend soudainement, qui n'est peut-être pas très crédible selon moi ?

La mort, la perte, le deuil, les mémoires et la vie sont des thèmes centraux dans ce livre comme aussi dans d'autres œuvres de Claudel. Ces thèmes sont aussi clairement présent dans son début "Meuse l'oubli" par exemple.

Citation : "Comment vas-tu?" "Comment-va-t-elle?" [...] "Je me disais qu'il était cocasses d'employer un verbe qui indique le mouvement pour caractériser un état mental ou physique. Nous nous percevons comme des êtres mobiles. Notre mouvement garantit notre bonheur. Si plus rien ne bouge, n'avance, si tout s'arrête, s'immobilise, la possibilité du bonheur meurt et nous avec : ça ne va plus. Nulle part."

Ceci est par hasard aussi une belle réflexion sur la langue française!

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71
De boom in het land van de Toraja - Philippe Claudel
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